Hélène Glowinski

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Le travail d’Hélène Glowinski se développe sous forme de séries présentées comme une encyclopédie du sensible. Loin d’une démarche scientifique, qui mesure et calcule, elle s’attache aux impressions, traces et mémoires de nos expériences.

À la recherche des liens concrets qui existent entre sa pratique de la gravure et les formes qui en résultent, elle fait des aller-retours entre ses perceptions et ses gestes de production, entre le sens subjectif et le sens figuré du vocabulaire de l’estampe : impression, fantôme, transfert, miroir...

L’artiste entretient un lien sensuel avec ses matériaux. Les fibres du papier, le fil du bois, la texture des encres se superposent et se mélangent ; la couleur est tantôt intense, tantôt estompée. La matérialité s’accentue dans ses récents travaux, où la presse mécanique est mise de côté au profit d’une impression manuelle : elle appuie avec les doigts, la paume de la main et divers outils, pour transférer l’encre sur le papier. Ces gestes laissent des traces sur le support qui prend, dans certaines œuvres, l’apparence d’une peau caressée, frottée ou griffée.
Ce processus est mis en œuvre dans les ensembles Atlas et Entaille. L’un trace des cartographies intimes, les chemins empruntés réellement et symboliquement. L’autre, les cicatrices laissées par ces parcours.

Hélène Glowinski dans son atelier